SARCINELLI Alice Sophie

Chercheurs
Coordonnées Publications
  • Chargé de recherches F.R.S.-FNRS (LASC/Fass, Uliège), 
  • Membre du Laboratoire d’Anthropologie Sociale et Culturelle (LASC, Fass, ULiège), Unité de recherche « Sciences humaines et sociales », Unité de recherche transversale « Enfance » 
  • Chargée de recherche à l’Université de Milan Bicocca (Italie)

 

Mots-clés : enfance, parentalité, famille, parenté, familles homoparentales, Roms, Brésil, Europe. 

 



Mes travaux portent principalement sur l’anthropologie politique et morale de l’enfance et de la parentalité et sur les questions épistémologiques et méthodologiques en anthropologie de l’enfance. Mes travaux mettent en lumière la manière dont la rencontre entre les enfants, l’État et l’espace public prend des formes originales et inattendues. 
Une anthropologie de l’enfance et de la parentalité permet notamment de dépasser le traitement séparé du travail social sur la famille de l’analyse de la vie familiale et parvient à mieux saisir la manière dont une société, en légiférant et agissant sur les fondements et l’organisation de la filiation et de la famille, met en place des politiques culturelles, de genre, de sexualité, voire la façon dont une société se pense, se conçoit et souhaite se reproduire. 
Ainsi, il est possible d’explorer les différents ordres moraux et principes de jugement qui organisent la répartition entre la « bonne » et la « mauvaise enfance », et la manière dont ils sont vécus et réappropriés par les enfants eux-mêmes. Ma thèse intitulée « Protéger, éduquer, exclure. Anthropologie de l’enfance et de la parentalité roms en Italie », réalisée sous la direction de Didier Fassin a exploré les valeurs morales, les politiques spécifiques et les visions concurrentielles de ce que serait une vie « digne » pour les enfants Roms. 

Ma recherche post-doctorale sur les enfants des couples de même sexe en Italie et en Belgique poursuit trois objectifs fondamentaux : i) apporter un éclairage sur les débats de société et scientifique actuels grâce à une ethnographie du quotidien des enfants inscrite dans une anthropologie de la parenté ; ii) nourrir une réflexion sur les expériences enfantines éloignées de l’économie morale de l’enfance ; iii) développer ma propre approche théorique, méthodologique et épistémologique d’une anthropologie politique et morale de l’enfance et de la parenté.