[Cycle de conférences du LASC] Peter Lambertz : "Son, guérison et résonance culturelle parmi les adeptes d’un mouvement spirituel « Japonais » à Kinshasa"

27/03/2019 - Salle Lumière (+1, bât. A1, Place du 20-août, Liège-Centre)

"Son, guérison et résonance culturelle parmi les adeptes d’un mouvement spirituel « Japonais » à Kinshasa"

 

le 27 mars de 18h  à 20h,  Salle Lumière (+2, bât. A1, Place du 20-août, Liège-Centre)

 

Conférence de Peter Lambertz (Gerda Henkel Postdoc Fellow - Institute for Anthropological Research in Africa, Katholieke Universiteit Leuven)

 

Johrei (Jap. « purification de l’esprit ») est une technique de guérison spirituelle propagée par la nouvelle religion Japonaise Sekai Kyûseikyô (Église Messianique Mondiale), qui repose sur la transmission de « lumière divine » originaire du Japon. Son efficacité dépend d’une intensité esthétique, au sens Aristotélicien du terme, qui implique entre autre une pratique ritualisée du silence. En pleine cité de Kinshasa, un tel silence vibre, tout comme les mantras Japonais que les adeptes Congolais de ce mouvement spirituel récitent afin de « purifier l’atmosphère spirituelle ». Si de telles pratiques apparaissent exotiques en pleine capitale de la RDC, un regard plus rapproché révèle des résonnances culturelles surprenantes. A partir d’un mouvement religieux non-conformiste et ouvertement critique des nombreuses « Églises de réveil », la communication s’interroge sur le rapport entre guérison spirituelle et expérience esthétique en ville Africaine contemporaine.

 

Peter Lambertz est anthropologue, docteur en sciences religieuses et Africaines des universités d’Utrecht et de Leipzig (cotutelle, 2015). Il est actuellement boursier de la fondation Gerda Henkel (Allemagne) ainsi que professeur visiteur à l’institut des recherches anthropologiques en Afrique (IARA) de la KU Leuven.

 

L'Université de Liège et la Haute École de Namur-Liège-Luxembourg organisent, dès la rentrée 2020-21, un nouveau certificat proposant de repenser la place et la parole de l’enfant en contextes.

Cette journée d'étude, organisée par Léo Mariani (MNHN), Véronique Servais (ULiège) et Julien Blanc (MNHN), prend comme point de départ l’hypothèse selon laquelle le monde perçu est, à bien des égards, intrinsèquement instable, et qu’il revient à des dispositifs techniques, au sens large, de le stabiliser et/ou de stabiliser les façons que l'on a d'entrer en relation avec lui. Ces dispositifs stabiliseraient à la fois la perception, les affects et le sens attachés à une situation, autrement dit des manières de se relier à l’environnement. Rares sont en effet les humains qui, au quotidien, ne concilient pas avec une pluralité d'êtres et de formes de rapports au monde. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant de porter l'attention sur ce qui, dans des contextes à chaque fois singuliers, permet de stabiliser des formes de relations et de définitions du monde.