Ce que les enfants apportent à la réflexion sur le patrimoine. Éclairages croisés (Afrique-Amérique)

22/11/2018

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Ce que les enfants apportent à la réflexion sur le patrimoine. Éclairages croisés (Afrique-Amérique)
Troisième journée méthodologique UMR 208 PALOC


CONTACT : CHARLES-ÉDOUARD DE SUREMAIN (suremain@ird.fr)

Paris - Vendredi 14 décembre 2018 - 9.30 - 17.00


Dans le cadre du projet ChildHerit

Avec la participation de DAUGEY Marie et RAZY Élodie


iconeDocument Programme 
Pour l’UMR 208, le patrimoine constitue un objet de recherche privilégié, mais rares sont les études interrogeant directement la place des enfants et le rôle de l’enfance tant dans les processus de construction que de transmission du patrimoine. Cette journée est pensée comme un lieu d’échanges entre doctorants, chercheurs et enseignants-chercheurs issus de traditions différentes, dont les partenaires mexicains (El Colegio de San Luis A.C), à partir de terrains menés au Mexique, Guatemala, Pérou, Sénégal et Togo sur des configurations patrimoniales liées à l’enfance.

La journée abordera les enjeux soulevés par un questionnement sur les processus de patrimonialisation à partir de l’enfance, tant du point de vue des enfants eux- mêmes que de celui des institutions locales et globales ou encore du chercheur : la construction et les usages du patrimoine par les enfants sont-elles spécifiques ? ; qu’est-ce que les enfants apportent à la réflexion sur la patrimonialisation ? ; quels sont les tenants et les aboutissants des méthodologies déployées par le chercheur pour appréhender le patrimoine ?
Il s’agira de confronter les différents points de vue et approches des intervenants à partir de leur thématique particulière, d’en discuter la pertinence dans le champ des études sur la patrimonialisation et également de débattre de l’intérêt plus général des notions mobilisées et des questions soulevées pour les sciences humaines et sociales (anthropologie, sociologie, histoire...).

L'Université de Liège et la Haute École de Namur-Liège-Luxembourg organisent, dès la rentrée 2020-21, un nouveau certificat proposant de repenser la place et la parole de l’enfant en contextes.

Cette journée d'étude, organisée par Léo Mariani (MNHN), Véronique Servais (ULiège) et Julien Blanc (MNHN), prend comme point de départ l’hypothèse selon laquelle le monde perçu est, à bien des égards, intrinsèquement instable, et qu’il revient à des dispositifs techniques, au sens large, de le stabiliser et/ou de stabiliser les façons que l'on a d'entrer en relation avec lui. Ces dispositifs stabiliseraient à la fois la perception, les affects et le sens attachés à une situation, autrement dit des manières de se relier à l’environnement. Rares sont en effet les humains qui, au quotidien, ne concilient pas avec une pluralité d'êtres et de formes de rapports au monde. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant de porter l'attention sur ce qui, dans des contextes à chaque fois singuliers, permet de stabiliser des formes de relations et de définitions du monde.