[Cycle de conférences du LASC] Charles-Édouard de Suremain : “Ce que le patrimoine fait au développement, et vice-versa…"

06/12/2018


“Ce que le patrimoine fait au développement, et vice-versa… Quelques enseignements à partir de l’anthropologie”

6 décembre de 18h à 20h, Salle Wittert (bât. A1, Place du XX-Août 7, 4000 Liège)

Conférence de Charles-Edouard de Suremain (Anthropologue, directeur de recherche, UMR 208 PaLoc « Patrimones Locaux & Gouvernance » (IRD/MNHN), chercheur invité au CIESAS Unidad de México (Centro de Investigación y Estudios Superiores en Antropología Social)

À partir de recherches anthropologiques menées au Mexique dans le domaine de l’alimentation, la conférence se propose de décrypter la patrimonialisation comme un espace de tensions entre des institutions, des acteurs, des normes et des valeurs qui sous-tendent, chacun à leur façon, un certain type de développement. Dans un premier temps, la patrimonialisation, de l’alimentation notamment, sera présentée comme un terrain en soi, lieux de production de connaissances et d’enjeux spécifiques à l’échelle locale comme planétaire. Ensuite, je montrerai en quoi la patrimonialisation conduit à s’interroger, à partir de cas ethnographiques concrets, sur le développement et ses acteurs dans une perspective critique. Ces analyses me conduiront, dans un troisième temps, à monter en généralité et à m’interroger sur la façon de faire de l’anthropologie du développement, et de l’anthropologie tout court, sur une problématique qui occupe toujours plus de place dans la sphère académique et dans les sociétés et les communautés les plus diverses.

 

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L'Université de Liège et la Haute École de Namur-Liège-Luxembourg organisent, dès la rentrée 2020-21, un nouveau certificat proposant de repenser la place et la parole de l’enfant en contextes.

Cette journée d'étude, organisée par Léo Mariani (MNHN), Véronique Servais (ULiège) et Julien Blanc (MNHN), prend comme point de départ l’hypothèse selon laquelle le monde perçu est, à bien des égards, intrinsèquement instable, et qu’il revient à des dispositifs techniques, au sens large, de le stabiliser et/ou de stabiliser les façons que l'on a d'entrer en relation avec lui. Ces dispositifs stabiliseraient à la fois la perception, les affects et le sens attachés à une situation, autrement dit des manières de se relier à l’environnement. Rares sont en effet les humains qui, au quotidien, ne concilient pas avec une pluralité d'êtres et de formes de rapports au monde. C'est pourquoi il nous a semblé intéressant de porter l'attention sur ce qui, dans des contextes à chaque fois singuliers, permet de stabiliser des formes de relations et de définitions du monde.